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Présidentielle en RDC : la France met en doute la conformité des résultats proclamés

Vendredi 11 Janvier 2019 / A Kinshasa, après l’annonce de la victoire de Felix Tshisekedi à l’élection présidentielle, le 10 janvier.

L’opposant Félix Tshisekedi a été proclamé vainqueur pour succéder à Joseph Kabila. Un résultat en contradiction avec les données collectées par l’Eglise catholique.

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la République démocratique du Congo (RDC) a fait durer le suspense avant de proclamer le nom du successeur du président Joseph Kabila, dans la nuit de mercredi 9 à jeudi 10 janvier. Aux premières heures de jeudi, la CENI a révélé qu’en vertu des résultats provisoires du vote du 30 décembre 2018, l’opposant Félix Tshisekedi était élu à la tête du pays.

« Ayant obtenu 7 051 013 suffrages valablement exprimés, soit 38,57 %, est proclamé provisoirement élu président de la République démocratique du Congo M. Tshisekedi Tshilombo Félix », a déclaré le président de la CENI, Corneille Nangaa.

Les résultats annoncés sont en contradiction avec le décompte effectué par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), ont cependant déclaré deux diplomates quelques instants après l’annonce de la CENI, rapporte l’agence de presse Reuters. M. Fayalu a de son côté dénoncé, quelques heures après l’annonce de la CENI, un « putsch électoral » : « Ces résultats n’ont rien à voir avec la vérité des urnes. »

Jeudi, lors d’une conférence de presse jeudi, l’abbé Donatien Nshole, porte-parole de la Cenco, a confirmé que « les résultats [...] tels que publiés par la CENI ne correspondent pas aux données collectées par notre mission d’observation à partir des bureaux de vote et de dépouillement ». « Nous prenons acte de la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle qui, pour la première fois dans l’histoire de notre pays, ouvre la voie à l’alternance au sommet de l’Etat », a néanmoins estimé la Cenco, qui affirme avoir déployé 40 000 observateurs mais n’a pas donné le nom du candidat qu’elle estime vainqueur.

« Il semble bien que les résultats proclamés ne soient pas conformes aux résultats que l’on a pu constater ici ou là », a déclaré jeudi le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, sur la chaîne d’information CNews. « Il faut qu’on garde son calme, qu’on évite les affrontements et que la clarté soit faite sur ces résultats qui sont inverses à ce que l’on imaginait, à ce qui était avancé », a poursuivi Jean-Yves Le Drian. « Cela peut mal tourner, parce que M. Fayulu était a priori le leader sortant de ces élections », a-t-il ajouté.

« La France a saisi le Conseil de sécurité en fin de semaine dernière pour que les résultats constatés soient les résultats réels », a-t-il poursuivi. « Elle souhaite que les chefs d’Etat africains et les organisations africaines puissent agir pour que les résultats soient les vrais résultats des élections », a-t-il relevé. Son homologue belge, Didier Reynders, s’est montré plus prudent. « Nous avons un certain nombre de doutes que l’on doit vérifier », a déclaré le ministre de l’ancienne puissance coloniale.


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