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Libye - la France critiquée pour son rôle ambigu dans le dossier libyen

Vendredi 12 Avril 2019 / La France critiquée pour son rôle ambigu dans le dossier libyen

La France est sur la sellette sur la crise libyenne. Depuis l’offensive sur Tripoli, déclenchée le 4 avril par l’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar, qui fait voler en éclats tout le processus de paix en Libye, Paris doit se justifier face aux critiques soulignant son attitude ambiguë, voire complaisante, à l’égard de l’« homme fort » de l’est assiégeant aujourd’hui la capitale. Jeudi 11 avril, une déclaration « au nom des Etats membres » de Federica Mogherini, haute représentante de l’Union européenne (UE) pour les affaires étrangères, devrait permettre de soulager la controverse, puisque la France s’associe à une mise en cause expresse de l’assaut de Haftar sur la capitale. « L’attaque militaire de l’ANL sur Tripoli et l’escalade qui a suivi mettent en danger les civils, y compris les migrants et les réfugiés, et entrave le processus politique mené par les Nations unies », déplore le texte.

« La France a trop investi sur Haftar. Elle ne veut pas perdre son investissement »

La polémique n’est pourtant pas près de s’éteindre, nourrie par les tensions récurrentes entre la France et l’Italie sur le dossier libyen. Le soutien « technique » fourni par Paris aux forces de Haftar au nom de la « lutte antiterroriste » à partir du début 2016 – dans la foulée des attentats de Paris en novembre 2015 – a été perçu avec le temps comme un appui politique confortant la montée en puissance du maréchal. « Les Français n’ont pas été surpris par l’offensive de Haftar contre Tripoli », estime Wolfram Lacher, spécialiste de la Libye et chercheur à l’Institut allemand des affaires internationales et de sécurité (SWP). Et si la France s’est associée à la déclaration de Mme Mogherini, M. Lacher relève que, contrairement à l’Allemagne et à Washington, elle a évité une « déclaration unilatérale » soulignant la responsabilité du patron de l’ANL. « La France a trop investi sur Haftar, poursuit M. Lacher. Elle ne veut pas perdre son investissement. » « C’est un choix idéologique et stratégique, abonde un connaisseur du terrain préférant garder l’anonymat. C’est la priorité donnée à un retour à l’ordre avec un nouvel homme fort. »




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Source: le monde Afrique

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