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Bénin - Quatre ans après l’élection de Patrice Talon, la dérive autoritaire

Lundi 18 Mai 2020 / Patrice Talon

Des élections municipales ont lieu dimanche 17 mai, malgré le Covid-19 et les appels de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples à suspendre le scrutin.

De Parakou à Ouidah et de Cotonou à Porto Novo, les élections auront bien lieu. Dimanche 17 mai, cinq millions de Béninois sont appelés aux urnes pour élire leurs maires au terme d’une campagne qui s’est déroulée exclusivement dans les médias et sur les réseaux sociaux à cause de la pandémie due au nouveau coronavirus. Ainsi, ni le SARS-CoV-2, qui a contaminé officiellement 339 personnes et provoqué deux décès dans le pays, ni les démêlés du Bénin avec la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), qui a demandé une suspension du scrutin, n’ont eu raison du processus électoral.


Celui-ci se tient dans un pays en proie à « une restriction des droits humains » depuis l’arrivée au pouvoir, en 2016, de Patrice Talon, selon Kine Fatim Diop, chargée de campagne pour l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. Pour ces scrutins locaux, la Commission électorale nationale autonome (CENA) a validé la candidature de cinq formations politiques et en a rejeté trois autres pour « absence de pièces dans plusieurs dossiers ». Avec l’obligation de déposer des listes dans toutes les communes (soit environ 3 600 dossiers), le droit de se présenter ressemblait à un parcours du combattant.

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« Dans tous les cas, le jeu démocratique est faussé, estime Léon Koboudé, consultant politique. Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) se présente comme le seul parti de l’opposition, mais il est affaibli par le retrait de Thomas Boni Yayi, son président d’honneur. Il est aussi accusé de connivence avec le pouvoir mais sans preuves. » « Dans ce pays qui se considérait autrefois comme l’un des chantres de la démocratie africaine, on ne peut plus parler de pluralisme, s’inquiète Kine Fatim Diop. Lors des élections législatives de 2019, deux partis seulement ont pu participer et ils soutenaient le camp présidentiel. »

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