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Sénégal - Un institut forme les futurs génies africains des mathématiques

Mardi 09 Juin 2020 / Sénégal, un institut forme les futurs génies africains des mathématiques

Créé en 2011, l’AIMS de Mbour accueille chaque année une cinquantaine d’étudiants du continent, triés sur le volet.

D’un côté du portail, l’effervescence du centre-ville de Mbour, au Sénégal. De l’autre, la sérénité de l’African Institute for Mathematical Sciences (AIMS). Là, à environ 70 km au sud-est de Dakar, une cinquantaine d’étudiants semblent évoluer dans une bulle. Dans ce lieu imaginé pour leur permettre de se concentrer sur les sciences mathématiques, on parle « big data » et « learning science » en alternant le français et l’anglais avec le plus grand naturel.

Lorsqu’il a fondé, en 2003, le premier établissement AIMS au Cap, en Afrique du Sud, le cosmologiste Neil Turok voulait créer un environnement suffisamment favorable pour que le prochain Albert Einstein soit Africain – et formé en Afrique. Depuis, le modèle du Cap a été répliqué au Sénégal, au Ghana, au Cameroun et au Rwanda, afin de constituer un « réseau panafricain de centres d’excellence pour la formation supérieure en sciences mathématiques ».

Depuis sa création en 2011, l’établissement de Mbour voit donc défiler des génies de la discipline. Des médaillés Fields, comme Jean-Christophe Yoccoz (1994) et Cédric Villani (2010), et des enseignants des universités les plus en pointe. Pour Mouhamed Moustapha Fall, son directeur, la venue des élites mondiales au Sénégal aurait été impensable avant la création du réseau. « L’Afrique subsaharienne n’a pas encore beaucoup de figures scientifiques, car aucune université n’a plus de 100 ans, souligne le professeur de mathématiques appliquées à la physique quantique. Sans un réseau panafricain, nous n’aurions ni les capacités financières ni le pouvoir d’attraction pour faire venir de grands professeurs. »

L’Etat paye la moitié

Pour être admis à l’AIMS, les étudiants font l’objet d’une sélection draconienne. Dossier en ligne d’abord, entretiens individuels par visioconférence ensuite. Sur plusieurs centaines d’aspirants, ils ne sont finalement qu’une cinquantaine, venant de tout le continent, à s’installer dans les salles de classe de Mbour. Des places totalement gratuites, car la formation est financée par l’Etat sénégalais, pour moitié, et par des donateurs internationaux comme la Fondation MasterCard, le ministère canadien des affaires étrangères, le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et la Fondation Alexander-von-Humboldt.

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