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Kenya - Lancement du premier recensement de sa faune sauvage

Jeudi 05 Août 2021 / Kenya - Lancement du premier recensement de sa faune sauvage

Des décennies de braconnage, l’extension de l’habitat humain et le réchauffement climatique ont durement touché la population d’animaux.

Ces frêles coucous, solidement amarrés au sol de l’aéroport d’Isiolo afin d’éviter qu’ils ne s’envolent, sont la meilleure arme du Kenya pour recenser sa faune sauvage et la protéger. Ce pays d’Afrique de l’Est, connu pour ses parcs et ses safaris, mène actuellement par avion le premier recensement national de ses précieux animaux.

Des décennies de braconnage, l’extension de l’habitat humain et le réchauffement climatique ont durement touché la population mondiale d’animaux sauvages – et le Kenya ne fait pas exception. Espèce emblématique, l’éléphant d’Afrique a par exemple vu sa population chuter d’au moins 60 % en cinquante ans, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Ainsi, les pilotes du Kenya Wildlife Service (KWS, l’agence de protection de la faune) qui s’apprêtent à décoller d’Isiolo (centre) sont en première ligne d’une bataille aux enjeux immenses. « Les éléphants sont l’animal clé, mais lorsque vous parvenez à localiser toute autre espèce en danger, cela vous donne le sentiment que le recensement est sur la bonne voie », explique à l’AFP le pilote Chris Cheruiyot, enclenchant la ceinture de sécurité de son collègue Julius Kabete dans le minuscule habitacle.

Girafes, zèbres, oryx

Appareil photo et dictaphone autour du cou, ce dernier passera les prochaines heures à compter girafes somali, zèbres de Grévy et autres oryx. L’ambitieux exercice, qui a démarré en mai, concerne plus de 50 parcs ou réserves nationales, ainsi que de nombreuses « conservancies », ces zones sauvages gérées par des privés ou des communautés locales. Sans oublier la faune marine.

La plupart des données concernant la faune sauvage au Kenya proviennent d’ONG locales ou internationales et ne fournissent qu’une vision parcellaire. De plus, former les recenseurs est souvent très long et très cher. Par conséquent, de nombreux scientifiques préfèrent « publier les résultats de modèles » informatiques plutôt que de traquer les animaux sur le terrain, souligne Iain Douglas-Hamilton, de l’ONG Save the Elephants.

Ce premier recensement kényan est donc crucial. Les informations collectées permettront notamment de construire une stratégie de long terme pour préserver cet actif d’une immense valeur, notamment touristique. Le processus permet également de mieux comprendre les comportements des animaux : où ils se nourrissent, boivent, dorment…

...Suite

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Source: LeMonde

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