Le Niger continue de fermer sa frontière avec le Bénin. Cette décision aggrave les tensions régionales. Elle bouleverse aussi la vie des habitants proches de la zone frontalière. Malgré les appels à l’apaisement, le gouvernement nigérien campe sur ses positions. Il affirme agir pour défendre sa sécurité.
Niamey dénonce une menace venue du Bénin
Les autorités nigériennes accusent le Bénin de tolérer la présence de soldats français sur son sol. Elles affirment que ces militaires ont débarqué à bord du porte-hélicoptères Tonnerre, avant de rejoindre Tourou, une ville du nord béninois. Cette présence serait jugée hostile par Niamey.
De leur côté, le Bénin et la France rejettent ces accusations. Paris dément tout envoi de troupes. Cotonou, lui, parle d’une invention sans fondement. Malgré ces démentis, le Niger refuse de rouvrir sa frontière.
Cette posture traduit une méfiance grandissante envers les anciens partenaires. Depuis le coup d’État de 2023, Niamey cherche à s’émanciper de toute influence étrangère. La fermeture de la frontière devient un acte politique. Elle marque la volonté du régime militaire de contrôler son environnement immédiat.
Les populations frontalières paient le prix du blocus
Pendant que les discours s’enveniment, les habitants des zones frontalières souffrent. À Gaya, au Niger, la fermeture freine les échanges. Les marchés tournent au ralenti. Les transporteurs sont bloqués. Les produits de base se raréfient.
De nombreuses familles vivent de petits commerces transfrontaliers. Ces activités se sont arrêtées net. Les plaintes se multiplient. Les gens dénoncent une crise qui les touche de plein fouet, sans qu’ils n’en soient responsables.
En plus du manque de biens, la coupure affecte les liens humains. Beaucoup de familles vivent de part et d’autre de la frontière. Aujourd’hui, elles ne peuvent plus se voir, ni s’entraider.
Les appels à la réouverture se font entendre. Mais Niamey affirme n’avoir reçu aucun signe jugé « satisfaisant » de la part du Bénin. La situation reste figée. Elle risque de durer, au détriment des populations les plus vulnérables.