Le président de la transition malienne, le Général Assimi Goïta, a signé la radiation de onze officiers de l’armée et des forces de sécurité. Cette décision, rendue publique le 7 octobre 2025, fait suite à un présumé complot de déstabilisation du régime, impliquant des militaires, des policiers et des civils.
Un coup de force disciplinaire au sommet de l’armée
Par décret présidentiel, Assimi Goïta a écarté onze officiers pour des « fautes disciplinaires d’une extrême gravité ». Parmi les radiés figurent deux généraux de brigade : Néma Sagara, ancienne commandante de l’armée de l’air, et Abass Dembélé, ancien directeur des transmissions militaires. Les mesures prises par le chef de l’État malien interviennent dans le prolongement d’arrestations opérées en août dernier, lorsque huit des officiers concernés avaient été inculpés pour atteinte à la sûreté intérieure.
Répercussions diplomatiques et fractures sécuritaires
L’affaire prend une dimension internationale avec l’implication d’un ressortissant français, Yann V., arrêté à Bamako le 22 août 2025. Officiellement accrédité en tant que diplomate, il est accusé d’avoir entretenu des liens avec les militaires maliens radiés dans le cadre du complot présumé. Des sources judiciaires locales indiquent qu’il aurait agi comme intermédiaire ou coordinateur, bien qu’aucune preuve formelle n’ait été rendue publique à ce jour.