Festival international du cinéma de Casablanca sous le signe de l’engagement national

janvier 12, 2026

La 13ᵉ édition du Festival international du cinéma de Casablanca a officiellement débuté le samedi 9 janvier au Maroc. Elle se tient sous le thème « Le cinéma au service des constantes et de l’unité : l’autonomie du Sahara marocain comme modèle ». Organisé par l’Association Leadership pour les Cultures à Anfa, cet événement culturel rassemble des professionnels du cinéma, des intellectuels ainsi que des chercheurs marocains et étrangers. Son objectif est clair. Il s’agit de mettre en avant le rôle du septième art dans la défense des causes nationales. Le festival entend aussi promouvoir les valeurs d’unité, d’engagement et de dialogue culturel.

Un cinéma engagé au cœur des causes nationales

Dès la cérémonie d’ouverture, les organisateurs ont insisté sur la portée symbolique et stratégique de cette manifestation. En effet, le festival ne se limite pas à une vitrine artistique. Il s’inscrit dans une dynamique plus large. Celle-ci vise à faire du cinéma un levier d’expression culturelle et de réflexion collective.

Le septième art comme outil de soft power

À l’ouverture de cette 13ᵉ édition, Mohamed El Mouchtaray, réalisateur et président fondateur du Festival international du cinéma de Casablanca, a pris la parole. Il a souligné l’ambition majeure de cette manifestation. Selon lui, le cinéma constitue aujourd’hui un outil de soft power incontournable. Il peut servir efficacement les grandes causes nationales. En premier lieu figure la question de l’intégrité territoriale du Royaume.

Par ailleurs, Mohamed El Mouchtaray a expliqué que le choix du thème n’est pas anodin. Il traduit une conscience profonde du rôle du cinéma dans la construction des récits collectifs. Le septième art contribue également à la transmission des valeurs et à la défense des positions stratégiques du Maroc à l’échelle internationale. Ainsi, le festival se positionne comme une plateforme d’expression artistique engagée. Il mobilise l’image, le récit et l’émotion au service du plaidoyer culturel.

Hommages et reconnaissance artistique

En parallèle, la cérémonie d’ouverture a été marquée par plusieurs hommages. Ces distinctions ont été attribuées à des figures du monde du cinéma. Elles récompensent des parcours artistiques riches et des contributions remarquables à la scène cinématographique. Parmi les personnalités honorées figure Ram Kishore Parcha, président du Festival international du film de Delhi, en Inde.

De même, plusieurs artistes marocains ont été mis à l’honneur. Il s’agit notamment d’Omar Lotfi, Tarik Boukhari, Rafik Boubker et Leila Fadili. À travers ces hommages, le festival affirme sa volonté de valoriser les talents nationaux. Il met aussi en lumière les échanges artistiques internationaux. Cette reconnaissance renforce le dialogue interculturel, qui demeure au cœur de l’événement.

Une programmation riche et une ouverture sur le monde

Cette 13ᵉ édition se poursuit jusqu’au mercredi 14 janvier. Elle propose une programmation dense et variée. Celle-ci combine projections cinématographiques, formations professionnelles et espaces de débat. L’objectif est double. Il s’agit à la fois de promouvoir la création et de favoriser le partage d’expériences.

Le cinéma indien à l’honneur

Cette année, le cinéma indien occupe une place centrale dans la programmation. Plusieurs projections spéciales sont prévues à cet effet. En outre, des rencontres avec des réalisateurs et producteurs indiens sont organisées. Cette initiative vise à renforcer le dialogue culturel entre le Maroc et l’Inde. Elle permet également d’ouvrir le public marocain à des expériences cinématographiques internationales reconnues pour leur richesse narrative.

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Projections, ateliers et débats thématiques

Le programme comprend la projection de films courts, de longs métrages et de documentaires. En parallèle, des ateliers de formation sont organisés dans différents domaines du cinéma. Ces activités s’adressent aussi bien aux professionnels qu’aux jeunes passionnés du septième art. Elles favorisent l’échange d’expertises et le développement des compétences.

Une table ronde est consacrée au thème central de cette édition. Elle permet d’approfondir les enjeux culturels et politiques abordés par le festival. La projection du documentaire « Le Mirage de Tindouf », réalisé par Mohamed El Mouchtaray, vient compléter cette réflexion. Le film apporte un éclairage cinématographique sur la question du Sahara marocain, en s’appuyant sur le format documentaire.

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morgan dossou africactu auteur

Morgan DOSSOU

Rédacteur spécialisé dans l'actualité africaine, je produis des décryptages et analyses approfondies sur les enjeux politiques, économiques et technologiques qui redessinent le continent.

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