Le 12 février 2026, le Bénin a été élu membre du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine. C’était lors de la 46ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif tenue à Addis-Abeba. Il obtient un mandat de trois ans au titre de l’Afrique de l’Ouest. Pour Olushegun Adjadi Bakari, ministre béninois des Affaires étrangères en fonction depuis juin 2023, c’est la diplomatie béninoise qui gagne. Cette élection marque le retour du Bénin dans l’organe décisionnel chargé des questions de paix et de sécurité sur le continent.
Le Bénin au cœur des arbitrages sécuritaires africains
En intégrant le Conseil de paix et de sécurité pour trois ans, le Bénin prend part aux décisions structurantes en matière de gestion des crises. Cette élection intervient alors que l’instabilité persiste au Sahel.
Frontalier du Burkina Faso et du Niger, le Bénin est directement exposé aux dynamiques sécuritaires régionales. Sa présence au CPS lui permet désormais de participer aux discussions stratégiques sur ces dossiers sensibles.
Le Conseil de paix et de sécurité est composé de 15 États membres élus. Leurs mandats varient de deux ou trois ans selon la répartition régionale. Il peut recommander des sanctions, autoriser des opérations de maintien de la paix et soutenir des médiations politiques.
Un retour inscrit dans la continuité diplomatique
Le Bénin avait déjà siégé au Conseil de paix et de sécurité de 2020 à 2022. C’était à la suite d’une candidature portée par le ministre Aurélien Agbénonci.
Selon les autorités béninoises, cette nouvelle élection traduit la confiance renouvelée des États membres envers la diplomatie du pays. Elle confirme la volonté de Cotonou de s’inscrire durablement dans les mécanismes africains de prévention et de gestion des conflits.
Avec ce mandat de trois ans, le Bénin consolide son positionnement au sein de l’Union africaine. Le pays verra sa participation aux décisions liées à la stabilité du continent renforcée.