Au Bénin, à quelques semaines des législatives de 2026, Alphonse Houngbandan, candidat du parti Les Démocrates dans la 5ᵉ circonscription électorale, se trouve en garde à vue depuis son interpellation du dimanche 30 novembre. Cette arrestation survient dans un contexte électoral sensible où chaque mouvement attire l’attention des acteurs politiques.
Une interpellation liée à plusieurs dossiers en cours
Alphonse Houngbandan est arrêté avec l’un de ses proches. Les enquêteurs de la Brigade économique et financière l’interrogent sur plusieurs affaires signalées au cours des derniers mois. Les procédures concernent sa gestion de la Coopérative Agricole Rurale d’Agbotagon. Il dirige cette structure qui regroupe de nombreux membres installés dans la zone.
Selon différentes sources, plusieurs adhérents dénoncent une gouvernance jugée solitaire. Ils évoquent un manque de comptes rendus. Ils affirment aussi que des décisions importantes ont été prises sans consultation. Les membres déposent plusieurs plaintes pour éclaircir les pratiques internes. Les enquêteurs s’intéressent également à des faits rapportés dans la même localité.
Les dossiers portent aussi sur des accusations de coups et blessures impliquant certains collaborateurs de Houngbandan. Les plaignants décrivent des scènes récurrentes. Les enquêteurs tentent de vérifier chaque signalement. Les auditions se poursuivent avec des témoins. Le dossier s’élargit ainsi au fil des dépositions.
Un contexte préélectoral sous surveillance
La garde à vue intervient dans une période où la tension politique monte dans plusieurs localités. La 5ᵉ circonscription rassemble Allada, Kpomassè, Toffo, Ouidah et Tori-Bossito. Cette zone constitue un enjeu stratégique pour les partis, car elle présente un électorat important et diversifié.
Les Démocrates suivent l’affaire avec attention. Le parti doit gérer les répercussions sur sa campagne. Les rivalités internes et les affrontements verbaux entre militants donnent aussi un relief particulier à cette arrestation.
Les acteurs politiques locaux s’interrogent sur les impacts possibles. Les discussions se multiplient dans les communes de la circonscription. Les électeurs demandent des clarifications. Les leaders communautaires relaient les inquiétudes.
Les investigations de la BEF continuent afin d’établir des responsabilités claires dans chaque dossier. Le climat préélectoral rend chaque information sensible. Le parti Les Démocrates tente de préserver sa dynamique de campagne. Les autorités rappellent l’importance d’une compétition apaisée et d’un processus basé sur la transparence.