Mort de l’ayatollah Ali Khamenei : 37 ans de répression en Iran, un héritage de sang et de résistance

mars 2, 2026

L’Iran est en deuil, mais aussi en ébullition. L’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique depuis 1989, est mort ce week-end dans des frappes conjointes israélo-américaines, marquant la fin d’une ère de répression et d’autoritarisme. Retour sur cinq décennies d’un règne marqué par la violence d’État et la résistance du peuple iranien.

Un pouvoir construit dans le sang

Nommé guide suprême en juin 1989 après la mort de l’ayatollah Khomeini, Ali Khamenei a hérité d’un pays exsangue, marqué par huit ans de guerre contre l’Irak. Mais loin de panser les plaies, il a transformé son pouvoir en une machine répressive, écrasant toute velléité de contestation. Sous son règne, l’Iran a connu cinq grandes vagues de répression, chacune plus brutale que la précédente.

Cinq dates clés de la répression

  • 1999 : Répression des étudiants Des manifestations étudiantes à Téhéran sont écrasées dans le sang, avec des centaines d’arrestations et des disparitions forcées. Les universités, bastions de la contestation, sont placées sous surveillance.
  • 2009 : Le mouvement vert Après la réélection controversée de Mahmoud Ahmadinejad, des millions d’Iraniens descendent dans la rue pour dénoncer la fraude électorale. La réponse du régime ? Des tirs à balles réelles, des arrestations massives et des exécutions extrajudiciaires.
  • 2017-2018 : Les protestations économiques La colère contre la vie chère et la corruption explose dans tout le pays. Les forces de sécurité ouvrent le feu, faisant des dizaines de morts. Khamenei accuse alors les « ennemis de l’Iran » – États-Unis et Israël – d’orchestrer les troubles.
  • 2019 : Le soulèvement des carburants Une hausse soudaine du prix de l’essence déclenche des émeutes dans plus de 100 villes. Le régime coupe internet et lance une répression féroce : plus de 1 500 morts selon Amnesty International, des milliers d’arrestations.
  • 2022 : La révolte des femmes La mort de Mahsa Amini, jeune Kurde arrêtée pour « port de voile incorrect », embrase le pays. Pendant des mois, des femmes et des hommes manifestent sous le slogan « Femme, Vie, Liberté ». La répression fait plus de 500 morts et des milliers de blessés.

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Un héritage contesté

Alors que les funérailles de Khamenei s’organisent, les réactions sont contrastées. À Téhéran, des partisans du régime pleurent leur « guide spirituel », tandis que dans les rues de Paris, Berlin ou Istanbul, des milliers d’exilés iraniens célèbrent sa disparition. « Khamenei a passé sa vie à étouffer les rêves de liberté des Iraniens. Sa mort ne pleurera personne », déclare une manifestante à Paris.

Pour les experts, la question est désormais de savoir si la mort de Khamenei marquera le début d’une transition démocratique ou d’une nouvelle phase de chaos. « Dire que le régime va s’effondrer est une erreur », estime un analyste dans L’Obs. « Mais une chose est sûre : le peuple iranien n’a pas fini de se battre. »

Vidéo de la Mort d’Ali Khamenei : Comment la CIA et Israël ont tué l’ayatollah

Et maintenant ?

Avec la disparition de Khamenei, l’Iran entre dans une période d’incertitude. Le Conseil des experts, chargé de désigner son successeur, devra composer avec les factions rivales du régime, mais aussi avec une population excédée par des décennies de répression. Une chose est certaine : le combat pour la liberté en Iran est loin d’être terminé.

Vidéo de L’Iran pleure son guide suprême Ali Khamenei, tué samedi

Jérôme-loick ADEGBOLA A

Jérôme-loick ADEGBOLA

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