La situation au Mali est devenue extrêmement préoccupante. Alors que la crise économique et sécuritaire s’intensifie, les ambassades des États-Unis, d’Italie et d’Allemagne demandent à leurs ressortissants de quitter le pays en urgence. Le blocus pétrolier imposé par des groupes djihadistes aggrave la situation, plongeant la capitale Bamako dans une crise qui paralyse les activités quotidiennes et suscite des inquiétudes internationales.
Un blocus pétrolier brutal : Le carburant devient une arme dans le conflit
Le Mali fait face à un blocus pétrolier imposé par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Ce groupe utilise le manque de carburant comme un moyen de pression contre le gouvernement malien. Depuis deux semaines, la capitale Bamako est en crise.
Les files d’attente devant les stations-service s’étendent sur plusieurs kilomètres. Les prix du carburant ont explosé, passant de 725 francs CFA à plus de 2 000 francs CFA le litre sur le marché noir. Cette pénurie touche tous les secteurs, notamment les transports et l’agriculture, perturbant gravement la vie quotidienne des habitants.
La crise énergétique s’aggrave : Les coupures de courant paralysent le pays
La pénurie de carburant affecte également l’approvisionnement en électricité. Les coupures de courant, qui étaient déjà fréquentes, sont devenues encore plus sévères. Les Maliens n’ont désormais plus que six heures d’électricité par jour, contre 19 heures auparavant. Ce manque d’énergie impacte directement les entreprises et les foyers, compliquant le travail quotidien. Le secteur agricole est particulièrement touché.
Les engins agricoles ne peuvent plus fonctionner, ce qui menace la récolte de cette saison. Dans cette situation, certains Maliens investissent dans des solutions alternatives, comme les panneaux solaires. D’autres, face à l’urgence, improvisent avec des mélanges de produits chimiques pour tenter de faire fonctionner leurs moteurs.
Une situation de plus en plus préoccupante : Les appels à l’évacuation se multiplient
Face à l’escalade de la violence et à l’intensification de la crise, les ambassades des États-Unis, d’Italie et d’Allemagne ont recommandé à leurs ressortissants de quitter immédiatement le pays. Le blocus, combiné à une insécurité croissante et à des attaques régulières contre des convois de ravitaillement, a rendu la situation imprévisible.
Les ressortissants étrangers sont désormais à risque dans un climat où les autorités maliennes, dirigées par une junte militaire depuis plusieurs années, semblent impuissantes face à la menace grandissante des djihadistes.