Le Cameroun paralysé : L’économie en suspens après la présidentielle

octobre 29, 2025

Depuis l’annonce des résultats de l’élection présidentielle, le Cameroun tourne au ralenti. L’économie est figée, les entreprises ferment, et les craintes d’une pénurie s’installent. Ce climat de tension, inédit dans le pays, met en lumière la fragilité des équilibres entre politique et activité économique.

Les transports et le commerce figés par la crise

Dès lundi, les rues de plusieurs villes camerounaises se sont vidées. Les transports publics ont suspendu leur activité. Dans certaines régions du nord, plus aucun véhicule ne circule. Ce gel brutal du trafic empêche la population de se déplacer, d’aller travailler ou simplement d’accéder aux marchés.

Les stations-service, parfois prises pour cible, ferment par mesure de sécurité. Dans les quartiers commerçants, les rideaux de fer restent baissés. De nombreux commerces refusent d’ouvrir, redoutant les débordements. Ce silence économique transforme les centres urbains en zones fantômes.

Ce blocage massif perturbe l’ensemble de la chaîne logistique. Les flux de marchandises ralentissent, les stocks ne sont plus renouvelés. Le pays glisse vers une désorganisation à grande échelle.

Les petites entreprises face à un arrêt brutal

Les petites entreprises n’ont pas les moyens d’encaisser une telle pause. Sans livraisons ni clients, elles ne peuvent pas facturer. Un directeur de startup parle d’un “désastre”. Selon lui, chaque heure d’inactivité aggrave les pertes.

Ces PME, souvent fragiles, dépendent d’une trésorerie serrée. Une semaine de blocage suffit à compromettre des mois d’activité. Certaines craignent déjà de ne plus pouvoir payer leurs fournisseurs ou leurs salariés.

Ce climat d’arrêt total menace l’ensemble du tissu entrepreneurial. Faute d’intervention rapide, le pays pourrait assister à une vague de fermetures définitives.

Vers une pénurie de carburant et d’aliments ?

Les transporteurs lancent un avertissement. Si la situation reste bloquée, les premières pénuries vont apparaître. Le carburant pourrait manquer d’ici quelques jours. Sans essence, les camions ne rouleront plus, et les centres de distribution seront vides.

Ce blocage logistique concerne aussi les produits alimentaires. Riz, huile, sucre : les produits de base sont les premiers menacés. Dans les marchés, les prix commencent déjà à grimper. Les familles les plus modestes risquent d’être rapidement touchées.

Le risque d’une crise humanitaire plane. Tant que la situation politique reste incertaine, l’économie ne peut pas redémarrer. Seule une reprise du dialogue pourrait relancer les échanges et éviter un effondrement prolongé.

Morgan Dossou

Journaliste passionné depuis une dizaine d'années, je m’intéresse aux grands enjeux de notre époque et à l’évolution du monde contemporain. Mon objectif est de proposer une information claire, fiable et accessible à tous, en mettant en lumière des sujets variés qui nourrissent la réflexion et favorisent une meilleure compréhension de l’actualité.

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