Le 21 décembre 2025, Ousmane Sonko, Premier ministre sénégalais, a demandé la révision de son procès en diffamation. Ce procès découle de sa condamnation en mars 2023. À l’époque, il avait accusé Mame Mbaye Niang, ancien ministre du Tourisme, de détournement de fonds publics. La cour l’a condamné à six mois de prison avec sursis et une amende de 200 millions de francs CFA. En juillet 2025, la Cour suprême a confirmé cette condamnation, le rendant inéligible à la présidentielle de 2024.
Une « conspiration politico-judiciaire » selon la défense
Les avocats de Ousmane Sonko dénoncent un procès manipulé par l’État pour l’exclure du jeu politique. Me Ciré Clédor Ly, son avocat, estime que l’État cherche délibérément à ternir l’image de Sonko. Il déclare que le système judiciaire a été instrumentalisé pour l’écarter de l’élection présidentielle. La défense critique aussi les violations des droits de la défense, comme les comparutions forcées et les décisions biaisées de la Cour suprême.
Me Ly a aussi souligné le refus de la Cour suprême d’examiner les recours en inconstitutionnalité. Ce rejet renforce, selon lui, l’injustice subie par Sonko. Par ailleurs, l’avocat a dénoncé l’empressement du Conseil constitutionnel à invalider la candidature de Sonko avant même que la décision judiciaire ne soit définitive. Cette situation soulève des inquiétudes sur la transparence des élections et sur l’éventuelle manipulation des institutions judiciaires du pays.
Les implications de la demande de révision
Sonko a demandé la révision de son procès pour annuler totalement la condamnation. L’objectif est de réparer les torts causés par cette décision. Selon Me Ly, cette révision est cruciale pour permettre à Sonko de récupérer ses droits civiques et de se présenter à la présidentielle de 2024. L’avocat précise que ce recours représente une véritable réparation des injustices subies.
Si le recours est accepté, Sonko pourra se présenter à la présidentielle au Sénégal. Il a d’ailleurs affirmé : « Rien ne m’empêchera d’être candidat ». Cette déclaration montre sa volonté de contester la décision et de poursuivre son combat politique. La demande de révision pourrait marquer un tournant dans la politique et la justice sénégalaise.