La situation politique et sécuritaire au Venezuela a connu un tournant spectaculaire ce samedi 3 janvier. Une opération militaire américaine aurait conduit à la capture du président Nicolás Maduro. Dans un climat de fortes tensions internationales, l’Union africaine a réagi officiellement. Elle a exprimé sa vive préoccupation et appelé à la retenue, au dialogue et au respect strict du droit international.
L’Union africaine alerte sur une escalade dangereuse
Dans un communiqué publié samedi, l’Union africaine affirme suivre avec une vive inquiétude les événements récents au Venezuela. L’organisation évoque notamment des informations faisant état de l’enlèvement du président Nicolás Maduro. Elle mentionne aussi des attaques militaires contre des institutions du pays.
Face à cette situation, l’Union africaine rappelle son attachement aux principes fondamentaux du droit international. Elle insiste sur le respect de la souveraineté des États et de leur intégrité territoriale. Elle souligne également le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, tel que consacré par la Charte des Nations Unies.
Par ailleurs, l’organisation panafricaine met l’accent sur le dialogue politique. Selon elle, le règlement pacifique des différends reste la seule voie crédible. L’UA estime que les défis internes du Venezuela sont complexes. Toutefois, ces défis ne peuvent trouver de solution durable que par un processus inclusif. Ce dialogue doit être conduit par les Vénézuéliens eux-mêmes, dans le respect des cadres constitutionnels existants.
La capture de Nicolás Maduro bouleverse la région
Plus tôt dans la journée, le président américain Donald Trump a affirmé que Nicolás Maduro et son épouse avaient été capturés. Selon lui, l’opération militaire s’est déroulée à Caracas et a conduit à leur exfiltration. Une photo montrant le dirigeant vénézuélien menotté, les yeux masqués, a rapidement circulé en ligne. Cette image a provoqué une onde de choc à l’échelle mondiale.
Washington affirme désormais vouloir « diriger » le Venezuela. Les États-Unis conditionnent cette démarche à la mise en place d’une transition politique jugée sûre. Nicolás Maduro aurait été transféré sur le sol américain. Il aurait ensuite été conduit à New York pour y répondre à des accusations liées au trafic de drogue.
Dans la nuit, de fortes explosions ont secoué Caracas. Des bruits de survols aériens ont également été signalés. Les autorités vénézuéliennes parlent d’attaques dans plusieurs régions du pays. Le gouvernement dénonce une « très grave agression militaire ». Il accuse les États-Unis de violer la souveraineté nationale et le droit international.
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Réactions internationales et appels à la retenue
La vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, s’est exprimée à la télévision nationale. Elle a assuré que le pays restait prêt à se défendre. Alors que Donald Trump affirme qu’elle aurait prêté serment, elle a rejeté cette version. Elle a réaffirmé que Nicolás Maduro demeure, selon elle, l’unique président légitime du Venezuela.
Dans le même temps, elle a exigé la libération immédiate du chef de l’État et de son épouse. Face à l’ampleur de la crise, le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra une réunion d’urgence lundi. Cette session a été demandée par le Venezuela et soutenue par la Colombie.
Sur la scène internationale, les réactions restent contrastées. Certains pays défendent l’intégrité territoriale du Venezuela. D’autres, en revanche, saluent la chute annoncée de Nicolás Maduro. Dans ce contexte tendu, l’Union africaine a exprimé sa solidarité avec le peuple vénézuélien. Elle appelle toutes les parties à la responsabilité et à la retenue. Pour l’organisation, seul le dialogue fondé sur le respect mutuel peut préserver la paix régionale.