Crise au Moyen-Orient : l’Union africaine appelle à une désescalade urgente

février 28, 2026

L’Union africaine a exprimé sa profonde préoccupation après les frappes conjointes menées par Israël et les États-Unis contre des cibles en Iran, samedi 28 février. Cette escalade militaire, qui a déclenché des représailles et provoqué des explosions signalées à Abou Dhabi, au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, en Irak et à Jérusalem, suscite une inquiétude croissante quant à la stabilité régionale et mondiale.

L’UA met en garde contre une aggravation aux répercussions globales

Dans un communiqué officiel, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a appelé toutes les parties à la retenue, à une désescalade urgente et à un dialogue soutenu. Il a souligné que toute action devait être conforme au droit international et à la Charte des Nations unies afin de préserver la paix et la sécurité internationales.

Selon l’UA, une nouvelle intensification des hostilités pourrait entraîner des conséquences graves sur les marchés de l’énergie, la sécurité alimentaire et la résilience économique mondiale. Le continent africain, déjà confronté à des défis économiques et sécuritaires, serait particulièrement exposé à ces chocs indirects, notamment en cas de flambée des prix du pétrole ou de perturbations des chaînes d’approvisionnement.

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Une escalade militaire aux conséquences humaines immédiates

Les frappes contre Téhéran et Ispahan ont été justifiées par Washington comme une action visant à neutraliser des « menaces imminentes ». En riposte, des tirs de missiles ont été signalés vers Israël. Les espaces aériens israélien et iranien ont été fermés et l’état d’urgence instauré.

Le bilan humain est lourd. En Iran, le bombardement d’une école dans la province d’Hormozgan aurait causé la mort de 40 enfants. En Syrie, quatre personnes ont été tuées par la chute d’un missile iranien. Aux Émirats arabes unis, un civil a perdu la vie lors de tirs de représailles.

Des installations militaires ont également été touchées, notamment une base au Koweït abritant des soldats italiens et la Cinquième flotte américaine à Bahreïn, spécifiquement ciblée par Téhéran.

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Appels internationaux et situation toujours volatile

Le Hamas a condamné l’attaque, la qualifiant d’agression contre l’ensemble de la région. La Russie a exprimé sa préoccupation face à la détérioration sécuritaire, recommandé à ses ressortissants de quitter Israël et suspendu ses vols commerciaux vers la zone.

Le Comité international de la Croix-Rouge a alerté sur le risque d’une réaction en chaîne aux conséquences humanitaires majeures. Le chef des droits de l’homme de l’ONU, Volker Türk, a appelé à un retour aux négociations, estimant que ces affrontements ne peuvent mener qu’à davantage de destruction.

Cette crise survient alors qu’un nouveau cycle de discussions sur le programme nucléaire iranien venait de s’achever à Oman, avec une poursuite du dialogue initialement prévue lundi. Sur le terrain, la situation demeure extrêmement instable, tandis que le groupe irakien Kataëb Hezbollah menace de viser des bases américaines en Irak.

morgan dossou africactu auteur

Morgan DOSSOU

Rédacteur spécialisé dans l'actualité africaine, je produis des décryptages et analyses approfondies sur les enjeux politiques, économiques et technologiques qui redessinent le continent.

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